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Facilité élargie de crédit: Le Burkina obtient 51 millions de dollars du FMI

Facilité élargie de crédit: Le Burkina obtient 51 millions de dollars du FMI

Le Conseil d’administration du FMI achève les quatrième et cinquième revues dans le cadre de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) et approuve le décaissement de 51,28 millions de dollars pour le Burkina Faso.

Washington : Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui les quatrième et cinquième revues du programme économique du Burkina Faso au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de ces deux ultimes revues du programme appuyé par la FEC lui donne accès à 36,12 millions de DTS (environ 51,28 millions de dollars) ce qui porte le montant total des décaissements au titre de l’accord à 108,36 millions de DTS (environ 152,58 millions de dollars). L’accord triennal au titre de la FEC en faveur du Burkina Faso a été approuvé par le conseil d’administration du FMI le 14 mars 2018. Il a pour buts de préserver la stabilité macroéconomique, de réduire la pauvreté et de créer un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires.

Le conseil d’administration a également approuvé, à la demande des autorités, une dérogation pour non-observation du critère de réalisation du programme relatif au plafond du financement intérieur net de l’État, et le rééchelonnement de l’accès pour la cinquième revue afin de rendre le sixième décaissement disponible le 13 novembre 2020.

En outre, le Burkina Faso a bénéficié d’une deuxième tranche d’allégement du service de sa dette envers le FMI pour la période allant du 14 octobre 2020 au 13 avril 2021 (10,3 millions de DTS, soit environ 14,52 millions de dollars), sous forme de don au titre du fonds fiduciaire ARC. Cet allégement suit celui accordé pour le service de la dette exigible entre le 14 avril et le 13 octobre 2020 (environ 12 millions de dollars).

Les répercussions économiques des mesures prises à l’échelle mondiale et nationale pour endiguer la pandémie de COVID-19 sont plus fortes que prévu. Le PIB réel devrait se contracter de 2,8 % en 2020, alors qu’une expansion de 6,0 % était prévue avant la crise. Le déficit budgétaire devrait s’accroître à environ 5,3 % du PIB en 2020, en raison des mesures prises pour faire face efficacement aux retombées de la COVID-19 et aux chocs sécuritaires. Les principaux risques qui pèsent sur les perspectives sont l’incertitude autour de la durée de la pandémie et la crise sécuritaire actuelle.

À l’issue des débats du conseil d’administration sur le Burkina Faso, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a fait la déclaration ci-après :

« La pandémie de COVID-19 et la crise sécuritaire continuent d’avoir un impact négatif sur l’économie du Burkina Faso. Les autorités ont agi rapidement pour endiguer la propagation de la pandémie et adopter des mesures budgétaires accommodantes, dont l’augmentation des dépenses de santé et l’offre d’une assistance aux ménages vulnérables et aux entreprises touchées. Les résultats enregistrés dans le cadre du programme appuyé par la facilité élargie de crédit ont été satisfaisants, en dépit d’une conjoncture difficile.

« Un élargissement du déficit budgétaire s’impose en 2020 et 2021 pour couvrir les dépenses liées à la COVID-19, répondre aux besoins sécuritaires supplémentaires et assurer la reprise post-COVID-19. Ces dépenses doivent être efficientes et bien ciblées, et être effectuées tout en préservant la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette. Par ailleurs, il faudra mettre l’accent sur l’augmentation des recettes intérieures qui ont été entravées par une nette contraction de l’activité économique.

« La bonne gouvernance demeure de la plus haute importance, notamment dans un contexte de dépenses d’urgence liées à la COVID-19. À cet égard, les autorités ont publié les déclarations de patrimoine des membres du gouvernement et ont achevé un rapport d’audit des dépenses liées à la COVID-19 à fin juin 2020. En outre, elles se sont engagées à publier d’autres rapports, ainsi que tous les contrats de marchés publics liés à la pandémie et leurs bénéficiaires effectifs. Les lacunes constatées dans le rapport sur les dépenses à fin juin 2020 devraient être comblées rapidement.

« À moyen terme, il demeurera crucial de régler la crise sécuritaire et promouvoir une croissance plus forte et plus inclusive au Burkina Faso. Par conséquent, il conviendra de ramener le déficit budgétaire à l’objectif régional de 3 % du PIB de manière plus progressive (en 2024, soit un an plus tard que convenu au niveau régional). Cela permettra au pays de préserver une marge de manœuvre pour faire face aux effets sur la croissance et aux ajustements budgétaires provoqués par les chocs liés aux dépenses de sécurité et de lutte contre la pandémie.

« Les autorités ne doivent ménager aucun effort pour adopter et exécuter en temps utile les réformes nécessaires afin de placer la masse salariale sur une trajectoire viable. »

admin

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