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Grande mosquée de Ouagadougou : L’imam Aboubacar Sana refoulé

Grande mosquée de Ouagadougou : L’imam Aboubacar Sana refoulé

La crise qui secoue depuis quelques mois la Communauté musulmane du Burkina a pris une nouvelle tournure vendredi dernier. Le grand imam de Ouagadougou a été refoulé de la grande mosquée de Ouagadougou où il était venu pour la prière. Depuis le 30 août 2020, le lieu de culte a été fermé, sans qu’on ne sache réellement par qui.

A l’origine de cette tension au sein de la CMBF, une querelle de leadership entre le président sortant, El hadj Abdou Rasmané Sana et un clan de la communauté avec à sa tête le Cheick Mahamoudou Bandé. Le premier est accusé de malversations par le camp Bandé qui a organisé une assemblée générale extraordinaire les 27 et 28 octobre 2019 à Bobo-Dioulasso pour le débarquer et élire un président intérimaire, en la personne de El Hadj Oumarou Kouanda.

Ce bureau de Bobo-Dioulasso n’a jamais obtenu la reconnaissance des autorités. Quant au bureau sortant, dont le mandat est échu depuis le 6 juin 2020, le ministère de l’Administration territoriale l’a invité dans un communiqué en date du 16 juillet 2020, à surseoir au processus de désignation d’un nouveau président tant que les concertations engagées n’avaient pas porté de fruits.

On en était à ces tractations pour concilier les deux camps, lorsqu’est intervenu l’incident du vendredi 28 août. Le véhicule du grand imam de Ouagadougou, Aboubacar Kassoum Sana, rentré depuis peu d’un séjour sanitaire de deux ans en France, a été refoulé par une foule hostile. Un élément audio diffusé par la suite sur les réseaux sociaux a accusé le président sortant, Rasmané Sana d’être l’auteur de cette fatwa. Des accusations que le mis en cause dément, pointant du doigt son rival, Cheick Mahamoudou Bandé, qui aurait, selon lui, orchestré cette expulsion du grand imam.

Le grand imam Aboubacar venait de rentrer d’un séjour de deux ans en France

Alors qu’on se demandé toujours qui sont les auteurs de cette situation, la tension est montée de nouveau d’un cran dimanche à la grande mosquée lorsque des jeunes proches du Cheick Bandé, selon certaines sources, y ont effectué une descente musclée pour fermer les lieux. Un peu plus tard, un dispositif policier a été constaté sur place.

Pour l’heure aucune réaction des autorités sur ces derniers développement de cette énième crise qui secoue la première religion du Burkina.

Sam

Les pommes de discorde

Au cœur de cette crise qui divise la oummah, il y aurait Mammon, le « Dieu argent ».  Selon le président sortant, Rasmané Sana qui avait organisé le 28 octobre 2019 une conférence de presse pour s’expliquer, les points d’achoppement avec ses adversaires portent essentiellement sur trois volets : la gestion du surplus des dons recueillis pour la rénovation de la grande mosquée, les loyers des boutiques de la communauté et les méthodes de désignation des imams qui dirigent les prières.

Concernant le premier point, l’imam Sana affirme que certains auraient souhaité qu’une partie des contributions mobilisées pour donner un nouveau visage à l’édifice religieux pouvait servir à d’autres fins comme le règlement des factures d’électricité. Sur la question des boutiques, le président sortant assure que les loyers, jusqu’à ce qu’il mette fin à la pratique étaient détournées et ne rentraient pas dans les caisses de l’association. Sa décision, avance-t-il, n’a pas plu à tout le monde.

admin

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