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Reconstitution de la Haute Volta: Fenêtre d’Afrique ouvre le débat avec les élèves du lycée technique

Reconstitution de la Haute Volta: Fenêtre d’Afrique ouvre le débat avec les élèves du lycée technique

L’Association fenêtre d’Afrique, en partenariat avec Think Tank Burkina international, a initié une caravane d’information et de sensibilisation sur l’histoire du Burkina. Ce jeudi 27 novembre 2020, l’association a organisé une projection-débat sur la reconstitution de la Haute-Volta (1932-1947) à l’endroit des élèves du Lycée Technique National Aboubacar Sangoulé Lamizana.

C’est un cours d’histoire empreint de valeurs patriotiques qui est dispensé aux élèves du Lycée technique national Aboubacar Sangoulé Lamizana dans cette vidéo d’une heure environ.

Les élèves ont porté un grand intérêt à la projection

 Patriotisme, identité culturelle, laïcité, développement endogène, cohésion sociale … sont entre autres les thématiques développées dans cette vidéo qui aborde l’épisode de la reconstitution de la colonie de Haute-Volta qui avaient été dépiécée en 1932.  Mais ce pan de l’histoire est peu connu par la jeunesse selon Eldaa Koama présidente de l’association Fenêtre d’Afrique.  Cette caravane, dit-elle, s’inscrit dans une démarche de restitution de l’histoire du pays aux élèves afin qu’ils puissent s’inspirer de ces valeurs pour sauvegarder le Burkina en proie à toutes sortes de difficultés. La cohésion sociale et le patriotisme ont toujours été les principales caractéristiques du peuple Burkina, a ajouté la présidente de l’Association fenêtre d’Afrique.  La mission de notre association, poursuit-elle, est de sensibiliser les élèves sur ces valeurs patriotiques tout en retraçant l’histoire de notre pays à travers les projections vidéo dans les différents lycées.

Nous envisageons toucher tous les lycée de la ville, Eldaa Koama, présidente de l’Association fenêtre d’Afrique

 « La Haute Volta a été disloquée en 1932 et repartie entre trois colonies notamment la Côte d’Ivoire, le Soudan (actuel Mali) et le Niger. Les cercle de Gaoua, Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Kaya, koudougou et de Tenkodogo ont été rattachés à la Côte d’Ivoire , les cercles de Tougan  et de Ouahigouya au Soudan (Mali actuel) et le cercle de Dori et de fada N’gourma rattachés  au Niger » raconte Elise Foniyama Thiombiano- Ilboudo,professeur d’histoire à l’Université  Joseph Ki-Zerbo,qui intervient dans le film. La Haute-Volta n’était pas créée pour se développer, elle a été en revanche créée pour développer d’autres espaces, témoigne Mélégué Traoré, ancien président de l’Assemblé nationale du Burkina. A en croire les intervenants dans la vidéo, l’histoire politique de la Haute-Volta n’était pas un long fleuve tranquille surtout l’épisode de sa reconstitution. La fibre patriotique qui animait les voltaïques leur a permis de faire face à beaucoup de difficulté. L’ère de la révolution (1983-1987) a été sans doute celle qui a révélé le Burkina Faso, ancienne Haute-Volta, au monde entier, a laissé entendre Mélégué Traoré dans cette projection.

Inoussa Ouédraogo encourage les jeunes à adorer la patrie au même titre que leurs religions

Echanges fructueux

A la fin de la projection, des échanges sont entamés avec deux invités de marques. Il s’agit de Inoussa Ouédraogo, directeur de publication du journal Bendré et Barthélemy Tenkodogo, secrétaire général du citoyen du Renouveau.  A les entendre, la cohésion sociale devrait être une valeur partagée et sauvegardée par tous les Burkinabè.  La reconstitution de la Haute-Volta est la preuve de la solidarité et du patriotisme du peuple Burkinabè parce que pendant 15 ans nous n’avons pas existé, relève Inoussa Ouédraogo avant d’ajouter que ce rétablissement a vu le jour grâce aux sacrifices des hommes et femmes de ce pays. C’est pourquoi, il appelle les élèves s’inspirer de ces valeurs pour le développement le pays. « Si le Burkina Faso est notre première religion, personne ne nous feras courber l’échine » a lancé Inoussa Ouédraogo aux élèves  , par ailleurs membre de Think Tank Burkina International.

Régina Ouédraogo souhaite la pérennisation de l’activité dans tous les lycées afin de toucher le maximum d’élèves.

« Être Burkinabè, c’est un ensemble de valeur, être prêt à se sacrifier pour le pays », a indiqué Barthélemy Tenkodogo avant de lancer de demander s’ils sont prêts pour ce sacrifice.

Au terme de ces échanges, les élèves ne cachent pas leur satisfaction. « Après avoir suivi le film, je retiens que nous pouvons développer notre pays en enterrant la discrimination, la haine et autres sentiments visant à remettre en cause l’intérêt général » nous confie Sogli Gaël. C’est une bonne initiative s’est félicité Ouédraogo Régina. Je souhaite, dit-elle, la pérennisation de cette initiative afin d’atteindre le maximum d’élèves.  Tout comme ses élèves, le proviseur de l’établissement, Evariste Millogo, s’est dit satisfait de la tenue de cette activité. Nous avons répondu favorablement à la correspondance de l’association parce que nous estimons que nous ne devrons pas être les seuls à s’occuper de l’éducation de cette jeunesse. Et cette initiative est à saluer, a affirmé le proviseur.

Est ce que nous sommes prêt pour le changement, s’interroge Gael Sogli?

Cette caravane va se poursuivre dans d’autres lycées de la ville de Ouagadougou, rassure la présidente de l’association fenêtre d’Afrique. Pour cette première, elle s’est dit satisfaite de la mobilisation des élèves.

Serge Ika ki

admin

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